Réforme de l’aménagement des rythmes scolaires : que se passe-t-il sur Nesles ?

A partir de la rentrée 2014, selon toute vraisemblance, la réforme dite « de l’aménagement des rythmes scolaires » entrera en vigueur sur Nesles, comme elle le sera dans toutes les communes du territoire national et comme elle l’est déjà dans un certain nombre de villes.

TAP

A l’origine de la réforme, que trouve-t-on ?

Pour les défenseurs de la réforme, il s’agit d’alléger la journée d’enseignement de nos écoliers, donc de limiter les heures d’enseignement quotidiennes, afin de leur permettre de mieux apprendre mais aussi de libérer des heures pour leur donner la possibilité de s’éveiller à une pratique culturelle ou sportive. Il ne s’agit pas de « perdre » des heures d’enseignement puisque une demi-journée d’école est rajoutée, le mercredi matin étant préconisé. En outre, ajoutent-ils, cette réforme viserait à nous aligner sur les pays européens les plus performants en matière scolaire selon les enquêtes internationales (PISA). Enfin, selon l’avis de certains chronobiologistes, mieux vaut, pour le rythme d’apprentissage des enfants, alléger la journée de cours et ajouter une demi-journée qui viendrait ainsi « étaler » davantage les apprentissages et optimiser la concentration des élèves.

Voilà pour la théorie.

En pratique, qu’en est-il ?

Pour pouvoir mettre en place cette réforme, il faut du monde beaucoup de monde. Du côté des enseignants, c’est bon : ils sont en poste et, quoi qu’ils puissent penser de la réforme, tenus de par leur statut de fonctionnaire de l’appliquer. Mais pour ces heures de pratique, ces fameux TAP (Temps d’Activités Périscolaires), qui prend en charge les enfants ? Avec quelle qualification ? Sous quelle responsabilité ? C’est là que les municipalités rentrent dans la danse puisque, selon la réforme, cela relève de leurs compétences. D’où un partenariat nécessaire avec des associations, des centres d’accueil péri-scolaires, des centres sportifs, culturels, etc. Concrètement, cela peut prendre diverses formes : 1,5 h deux jours par semaine, 45 mn par jour, activités organisées par cycles sur une partie de l’année, etc. Bref, c’est très compliqué et encore plus pour une petite commune comme Nesles-la-Vallée au personnel et aux infrastructures limités et qui devrait consentir des efforts non négligeables pour mettre en place la réforme.

Et dans le village, que se passe-t-il ?

A Nesles-la-Vallée, une réunion publique s’est tenue dans le courant du mois d’octobre dernier et un questionnaire a été envoyé aux parents. La demi-journée supplémentaire choisie massivement par les parents est le mercredi matin (n’en déplaise à l’auteur de ces lignes qui estime qu’en matière de rythme de l’enfant, le samedi matin eût été préférable car avec 5 jours d’affilée pour des petits écoliers, le vendredi risque de ne pas être des plus efficaces…). L’équipe municipale en place, en concertation avec l’école, a pris acte de ce souhait et a informé les familles des nouveaux horaires pratiqués par l’école dès la rentrée 2014 : 8h45 – 11h30 / 13h30 – 16h00.

Et au-delà de ces nouveaux horaires ?… Quels TAP vont-ils être mis en place ? Quel accueil sera organisé pour les enfants dont les parents ne peuvent pas adapter leurs contraintes professionnelles à ces nouveaux horaires d’école ? A ces questions, légitimes et préoccupantes pour les familles, la réponse est… pas de réponse ou plutôt : « Nous sommes opposés à cette réforme, donc nous ne mettons rien en place. Les enfants de Nesles font déjà beaucoup d’activités sur le temps scolaire financées par la mairie ; on n’a donc nulle obligation morale de mettre en place ces TAP ».

Cette attitude, en soi louable de par son apparence d’engagement, masque en réalité une fuite gênante devant des responsabilités à prendre. En effet, on peut être opposé à cette réforme, mais, en toute lucidité, elle sera mise en place à Nesles comme elle l’est déjà dans bien des communes françaises. Alors, combien de familles vont-elles être mises dans l’embarras dans notre village parce qu’elles ne pourront pas adapter leur vie professionnelle à cet aménagement des horaires ? Combien d’entre elles n’auront pas de place au centre d’accueil péri-scolaire de Nesles, Les Mômes du Sausseron, puisque celui-ci n’a qu’une capacité d’accueil de 26 places ? Combien de familles (souvent des femmes) devront demander – si elles le peuvent ! – un temps d’activité professionnelle à temps partiel ? Autant de questions auxquelles aucune réponse n’est jusqu’à présent apportée.

Les communes alentour, celles de la Communauté de Communes de la Vallée du Sausseron (dans laquelle se trouve Nesles), confrontées aux mêmes difficultés que la nôtre – parfois même supérieures pour les communes en RPI (Regroupement Pédagogique Intercommunal) – ont toutes signé le projet (Projet Educatif Territorial) qui leur permet d’une part de trouver des solutions concertées d’accueil pour les enfants, d’autre part de toucher des subventions de la CAF pour les centres d’accueil péri-scolaires qui sont parties prenantes de la mise en place de la réforme. Dans la Communauté de Communes, seule la municipalité de Nesles aurait refusé de signer ce projet.

Alors… ?

Il est d’évidence que les finances d’une commune ne sont pas extensibles à l’infini ! Chacun de nous en est très conscient. Ceci étant, en mettant en balance l’ensemble des éléments qui sous-tendent cette réforme, plusieurs remarques peuvent être établies :

  • n’est-ce pas faire preuve d’une ambition nécessaire pour le village que de fournir à ses écoliers les moyens de réussir leur scolarité dans les meilleures conditions ?
  • doit-on laisser supporter le poids financier des contre-coups de la réforme aux seules familles ? Une certaine notion de la solidarité ne se joue-t-elle pas là aussi ?
  • la complexité de la mise en place de la réforme ne nécessite-t-elle pas une réflexion bien plus large et collective que celle seulement menée par les membres de la municipalité ?

Nous bénéficions, à Nesles, d’infrastructures variées proposant des activités de qualité et menées par des professionnels (foyer rural, tennis-club, club de football, centre équestre, Mômes du Sausseron, etc). Nous sommes entourés de communes voisines confrontées à des problématiques proches des nôtres, notamment en matière scolaire. Et si, de la réunion de toutes ces énergies et de toutes ces bonnes volontés, jaillissaient de vrais chemins de réussite ? Et si nous nous donnions – enfin – les moyens de relever le défi ?

Sandra Guillet

Aller à la page « petite enfance » du site de la Communauté de communes de la Vallée du Sausseron

Pour nous poser une question ?

Vous avez une question à nous poser ? Merci de nous la poster à l’adresse suivante : contact@alternesles.eu

Nous y répondrons de manière publique ou privée selon :

  • votre préférence (merci de nous l’indiquer dans ce cas)
  • l’intérêt possible pour nos (nombreux) lecteurs.

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Le programme d’actions de la liste Alter Nesles 2014-2020

fleur blanche

Ouverture démocratique

Une transparence dans la communication sera systématiquement recherchée. La municipalité garantira notamment l’indépendance des associations.

  • évolution des dossiers régulièrement communiquée sur le site web de la commune.
  • recueil sur le site web des avis et suggestions concernant l’action municipale.
  • organisation de réunions annuelles permettant l’information régulière et démocratique sur la vie municipale.
  • mise en place d’un point Internet en libre-service.
  • non-ingérence dans le fonctionnement des associations.

Un partenariat de qualité sera instauré :

  • en partenariat avec les autres villages de la communauté de communes, et en concertation avec les parents d’élèves, l’école et les associations, mise en oeuvre des projets éducatifs dans le cadre de l’application obligatoire de la réforme des rythmes scolaires.
  • renforcement et développement des partenariats avec les structures voisines (communauté de communes, Parc Naturel Régional-charte 2019).

Equité sociale

Les réflexions visant à construire ou consolider les liens inter-générationnels et la solidarité seront favorisées :

  • mise en place d’un quotient familial pour la cantine scolaire et soutien apporté aux associations pour oeuvrer dans ce sens.
  • étude de la création d’une cantine chaude, en direction du public scolaire et des personnes âgées.
  • organisation de tables rondes avec les jeunes du village afin de leur offrir un espace de réflexion sur leurs besoins au niveau de la commune.
  • création d’un conseil inter-générationnel.
  • amélioration de l’accès public aux personnes handicapées partout où c’est nécessaire et possible.
  • relance d’un espace de rencontres parents-enfants.
  • intégration avec les réseaux culturels et sportifs environnants.
  • amélioration de l’accès aux réseaux de communication sur l’ensemble du village (mobile, Internet).

Une réflexion sera engagée sur le logement dans son milieu. Elle associera municipalité et habitants avec pour objectifs la maîtrise de l’urbanisation et la préservation du village dans sa forme rurale et architecturale :

  • mise en place d’une réflexion sur le logement social et sur son accessibilité à tous.

Un engagement fort sera pris en direction de la culture par l’apport aux associations d’un réel soutien financier et logistique (mise à disposition d’un local associatif, possibilité de domiciliation municipale…).

Respect environnemental

Le respect de l’environnement sera au cœur de nombreuses actions (économies d’énergie, transport, éco-responsabilité…). Seront encouragées les démarches visant à réduire la consommation d’énergie :

  • étude d’impact, pour les foyers engageant des travaux visant à des économies d’énergie, sur la taxe foncière (ADEME).
  • développement des partenariats avec les structures publiques existantes concernant la maîtrise énergétique (ANAH, espace info-énergie, PNR…)

Une réflexion sera engagée sur la mise en place de transports éco-responsables :

  • mise en oeuvre d’un programme d’actions pour limiter la vitesse des véhicules dans le village, favoriser des circulations douces permettant des cheminements piétons ou cyclistes en toute sécurité (désenclavement de Verville), ainsi que pour développer l’accessibilité des personnes handicapées.
  • poursuite de la réflexion sur le développement de lignes de bus régulières et encouragement aux solutions de co-voiturage, notamment via le site Web communal.
  • optimisation de l’utilisation du bus communal (transport vers les marchés environnants…)

Toute initiative allant dans le sens d’une consommation et d’une économie respectueuses de l’environnement sera écoutée et encouragée :

  • partenariats avec des producteurs locaux, soucieux de l’environnement, pour développer un marché de circuit court.
  • encouragement de la préservation des espaces naturels et du patrimoine, la plantation d’espèces locales et la protection de la biodiversité.
  • étude de la gestion des déchets verts : mise en place d’un compost collectif en libre-service.
  • incitation à l’implantation économique sur notre territoire, à l’accueil et au développement de projets innovants, économiquement durables et créateurs d’emplois locaux (commerces de proximité, services à la personne, etc…).
  • mise à l’étude de la création d’un espace collectif pour les télé-travailleurs (co-working).
  • aide apportée aux artisans locaux pour gagner en visibilité et  promouvoir leurs actions.

Ensemble, faisons un autre Nesles !

Alter Nesles, l’autre Nesles, se veut d’abord force de proposition plutôt que d’opposition. Majoritaire ou minoritaire, avec le nouveau mode de scrutin, qui ne prend plus en compte le panachage, ce mouvement s’inscrit désormais dans la vie du village.

L’équipe municipale actuelle au sein de laquelle aucune voix alternative ne se fait entendre depuis plusieurs mandats n’a pas fait que de mauvaises choses et l’engagement de ses membres doit être souligné.

Pour autant, il nous semble que son action ne reflète pas véritablement les préoccupations et les attentes de ses habitants. Plus tournée vers le passé et les traditions d’un village du siècle dernier, la vie municipale de Nesles s’étiole et son avenir ne s’écrit plus au présent.

Notre liste s’est donné pour ambition de réveiller la Belle Endormie. Nos propositions qui suivront dans les prochains jours vont dans le sens d’une ouverture de notre village aux exigences du moment, tant au plan de la prise en compte environnementale qu’à celui d’une plus grande équité sociale.

Elles entendent ainsi répondre aux défis de l’avenir. L’avenir de celles et ceux d’entre nous qui sont et seront les citoyens de ce 21e siècle.

Nous ne proposons pas la révolution, mais l’évolution.

Rejoignez-nous dans cette ambition.

vitesse du rail

Puisque tout va plus vite, soyons prêts

Un petit sondage express ?

jonquille

Voici un petit sondage avant de démarrer notre campagne. Nous en publierons d’autres avant le scrutin. Merci par avance aux répondants (ce sondage s’adresse aux Neslois, merci à nos visiteurs voisins de respecter cette contrainte « territoriale »…). Bonne journée printanière !

L’équipe Alter Nesles.

Premiers résultats après une dizaine de jours et une centaine de votes : une majorité de votants (et non des électeurs !) expriment leur satisfaction de voir une deuxième liste se présentant au suffrage, ce qui accrédite la démarche d’Alter Nesles. Merci.

résultats sondage 1

La liste Alter Nesles : elle est là ! (et bien là)

Voici les candidats de la liste Alter Nesles déposée hier en préfecture, pour les élections municipales de Nesles-la-Vallée (mars 2014) :

  1. Jérôme PERELMAN
  2. Stéphanie BERTRAND
  3. Marc ROPERT
  4. Mirandolina BOTAS LETRA
  5. Frédéric SANCHEZ
  6. Clarys VERCRUYCE
  7. Benoît BOULET
  8. Charlotte PESTUREAU
  9. Joël BRETTE
  10. Sandra GUILLET
  11. Gérard GONCZARUK
  12. Maria DE BARROS
  13. Sébastien CHARLEMAGNE
  14. Véronique TURPAULT
  15. Gilles RODESCH
  16. Pascale ROPERT
  17. Augusto ESTEVES
  18. Cécile CHARLIER
  19. Jean-Louis BONNERUE

Restez connectés, cette liste de noms sera naturellement complétée d’informations sur les personnes et sur nos propositions (programme) dans les jours qui viennent. La campagne officielle démarre lundi prochain. Vous êtes naturellement conviés à réagir, à nous interroger, à nous soutenir. A très bientôt !

Plus de détails sur les candidat(e)s : par ici !

La vitesse en ville, c’est dépassé !

A la suite du post précédent, « Sortir de Nesles », je me fais souvent la réflexion suivante lorsque, motorisé, je fais « Revenir à Nesles » : alors que dans tous les villages alentour, on trouve des ralentisseurs sur la chaussée, il n’en existe aucun dans notre village. A une époque, sans doute trop verbalisante, normée et technocratisée (sic), on préfèrerait bien sûr rouler sans ceinture (ou à moto sans casque), et être libre de faire tout ce qu’on veut. Mais on a aussi appris que sa propre liberté s’arrête là où commence celle des autres. Etre libre de rouler à 70 km/h rue de Parmain sans qu’à un moment, arrivant au droit de l’école, la chaussée nous rappelle qu’on aura du mal à s’arrêter net s’il en est besoin, ce n’est plus tout à fait de la liberté.

Rouler plus vite en ville, c’est bien ?

Bien sûr, les ralentisseurs, c’est un peu comme les rond-points. C’est parfois une épidémie. En coller un tous les 10 mètres est sans doute exagéré. Mais il y a des endroits dans le village qui mériteraient sans doute que les véhicules soient vraiment ralentis, à défaut de la conscience du conducteur (trice) de faire peser un risque sur le piéton. La solution actuelle qui vise à ne surtout pas défigurer le village avec du mobilier urbain (auquel sont ici assimilés les ralentisseurs) fait que bien souvent, le centre du village – et notamment sa sortie d’école – est un endroit potentiellement accidentogène. J’ai entendu ça et là des réflexions comme « on ne va pas devenir comme toutes ces villes qui nous entourent », ou «  c’est dangereux pour les motos », ou encore « c’est moche et ça ne sert à rien puisqu’il y a un panneau et un policier municipal ». Et un enfant renversé par une automobile, c’est comment ?

Je suis heureux de ne pas avoir vu ce cas se produire. Je souhaite ne jamais le voir, d’ailleurs.

sortir de Nesles ?

Derrière ce titre un peu provocateur, cette question se pose bien. On a parfois besoin de sortir de Nesles ! Je ne parle pas de la vie professionnelle des adultes, qui s’exerce bien souvent en dehors du village. Je ne pense pas non plus aux « courses » (équipement, alimentation…) qui imposent parfois de se fournir en dehors de Nesles. Je ne pense pas à l’adulte doté d’une voiture (souvent deux pour un couple), mais plutôt à l’adolescent, assez grand pour sortir seul (ou à plusieurs), mais pas assez pour conduire une voiture. Quand on a 15 ou 16 ans, les attractions offertes par la Ville sont séduisantes, et la culture ne se résume pas à l’ADSL, aux promenades dans les champs et au foyer rural. Cinémas, concerts, musées… ou tout simplement la vie citadine sont l’occasion de découvrir d’autres horizons.

Nous avons fait le choix d’habiter à la campagne, certes. Et notre choix d’adulte s’impose à nos enfants. Pour ma part, enfant – puis adolescent, j’ai vécu dans un village de 2 000 habitants en région parisienne. La différence, c’est que ce village (aujourd’hui 45 ans après, 5 000 habitants) possède une gare, qui met Paris à 30 mn. Soyons clairs, il n’est pas question ici de réclamer la remise en fonction de l’ancienne gare, ni même de demander des transports en commun comme à la ville. Il s’agit de poser la question des transports en commun dans la grande banlieue (ou en zone rurale ?).

Aujourd’hui, le transport des enfants est assuré par le bus, pour le collège de Parmain et le lycée de l’Isle-Adam. Par les parents pour les déplacements « loisir ». Dans bien des cas, le regroupement d’enfants peut alléger les déplacements des uns et des autres. On prend 3 copains dans sa voiture et on fait l’aller-retour à Cergy ou Paris dans un seul véhicule. Ou alors on fait le trajet aller-retour tout seul. A qui n’est-ce pas arrivé ? Emmener son enfant au théâtre à Paris, c’est possible. Permettre à ses enfants d’aller de manière autonome à Paris pour une exposition ou une séance de cinéma, c’est plus compliqué. Doit-on poursuivre uniquement dans cette voie ?

Le transport en commun a un coût. Le déplacement d’un bus de 60 places coûte cher. Surtout s’il est peu utilisé. On peut parier que si demain, un service d’autobus qui passerait par Nesles pour Cergy Préfecture était mis en place le samedi, avec 2 rotations (par exemple un aller à 15h et à 18h pour des retours à 19h et 23h), il n’y aurait pas beaucoup de candidats. Mais en matière de transports, souvent, l’offre crée la demande. Et le nombre crée l’attractivité.

A suivre !

Valmondois, un village qui se donne un sens

Valmondois sera bientôt la première commune d’Ile de France reçue comme membre de l’association Cittaslow, une association qui regroupe des villes et villages remplissant des critères de qualité de vie. Ce réseau réunit 168 villes à ce jour dans 25 pays (dont quelques communes en France). voir ici l’engagement de Valmondois.

Le credo de cette association d’origine italienne (Citta signifie ville, en italien, slow étant la traduction anglaise du français « lente ») est le suivant : penser pour sa ville ou son village un autre mode de développement, basé sur l’amélioration de la qualité de vie. Les municipalités qui adhèrent à l’association sont motivées par le temps retrouvé, où le citoyen s’inscrit dans une succession lente et saine des saisons. Marqué par un respect pour la santé, l’authenticité des produits et la bonne nourriture, il considère avec intérêt la richesse des traditions artisanales de son territoire. Il s’intéresse à l’Art, mais aussi aux boutiques, cafés, restaurants, aux lieux de l’esprit. Il veut conserver intacts les paysages qui l’entourent, et respecte les traditions locales dans une vie « lente et calme ».

Champ d’hiver à Nesles

Il est intéressant de voir comment nos voisins proches se réapproprient leur territoire en lui donnant du sens. Valmondois a fait un choix qu’on peut discuter (comme tout, non ?), mais on ne peut nier l’intérêt de leur démarche. Chacun est libre de choisir d’autres perspectives. Il existe de nombreux axes de développement pour une commune, qui commandent des choix : développement économique, croissance de la population, urbanisme innovant, développement fondé sur des atouts géographiques,  intégration dans un ensemble urbain… L’important est de porter des valeurs, et de les partager avec ses habitants, en harmonie avec ses voisins et son territoire.

Lancer le filet à idées sur le sens que nous voulons donner à notre village, c’est l’objectif de ce lieu de réflexion. Lançons-nous ?

Sur une idée sympathiquement apportée par Gérard G.

voir le site français de l’association